OUTSOURCIABLOG-Par Youssef Chraibi-



L'OFFSHORING CHERCHE UN NOUVEAU SOUFFLE : LE MODELE DOIT ETRE REPENSE - L'ECONOMISTE

Le 13/04/2015 

 

Interview pour L'Economiste de Youssef Chraïbi, Président du groupe Outsourcia et de l'Association Marocaine de la Relation Client , à propos d'un besoin de renouveau pour le secteur de l'offshoring au Maroc : 

 

Que faut-il revoir au niveau de la stratégie ?

Nous avons soumis au ministère de tutelle un certain nombre de propositions visant à insuffler une nouvelle dynamique du secteur de l'offshoring. Après une décennie de très forte croissance, le secteur est entré dans sa phase de maturité. Mais nous restons confiants sur les fondamentaux. Si elles sont mises en oeuvres, ces recommandations nous permettraient de renouer avec une croissance forte. Bien entendu, nous comptons, au minimum, sur un renouvellement des mesures du plan Emergence à partir de 2016. Dans ce cas, il s'agirait d'un mauvais scénario car ces mesures se sont essouflées et c'est tout le modèle qui doit être repensé. 

 

Dans ce cas, quel serait le bon scénario ?

Paradoxalement, les zones dédiées aux acteurs de l'offshoring ne sont pas des zones offshore. Une première piste serait donc de migrer vers des zones franches avec toutes les incitations fiscales associées à ce statut. Cela permettrait de bénéficier d'un taux d'IS à 8,75% après 5 ans d'activité contre 17,5% aujourd'hui. Un deuxième axe consisterait à généraliser les mesures aux entreprises du secteur non installées dans les zones dédiées. L'important est d'accroître les revenus à l'export et de créer de l'emploi, quel que soit le lieu de production au Maroc.

 

Que faut-il revoir sur le plan fiscal ? 

Les entreprises installées dans les zones dédiées doivent à la fois s'acquitter des charges permettant de couvrir le fonctionnement de ces zones et les taxes communales alors que les zones sont totalement autonomes. Nous avons le sentiment d'être doublement taxés. Le système de patente est également problématique. Cet impôt payé au bout de 5 ans est calculé sur la base des mètres carrés loués. Nous pensons que cela est contre-produtif et freine les projets d'extension. Or, nous devons passer d'une stratégie de conquête de nouveaux investisseurs à une stratégie de fidélisation de développement des acteurs installés. 

 

 

Sources : L'Economiste - le lundi 13 avril 2015 - propos recueillis par Khadija Masmoudi

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Youssef Chraibi
Président Fondateur du groupe Outsourcia

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